MYTHOS by Clémentine Richer

Dans son spectacle Pampeligosse, Daniel L’Homond emmène le spectateur dans sa république, dans son imaginaire, Pampeligosse, aux reflets de réalité : Pontouquet rencontre des personnages qui ont réellement existé tels que Toulouse Lautrec, mais également des personnages de l’imaginaire collectif comme un lutin, la Mort, l’Amour ou encore la Chance. Tout cela dans une cascade de jeux de mots plus drôles les uns que les autres : « un dentiste sédentaire » pour n’en citer qu’un.

Les mots sont en effet une des thématiques principales de Pampeligosse. Une scène qui me restera sera celle du Rémouleur de mots, qui les détruit pour en faire des images, entraînant ainsi la disparition progressive des idées. Un message adressé à la société actuelle où les défenseurs des Mots doivent se battre face aux « boîtes à images ». Par ailleurs, véritable artiste de la parole, de simples bruits ordinaires deviennent des mots symboliques: le grondement d’une voiture allemande pendant la guerre devient Rommel dans la bouche de Daniel L’Homond. On retrouve aussi toute une réflexion sur les mots, comme avec le terme « voilà » qui a tellement de sens mais qui est avant tout « un mot d’armistice ». De plus, il allie toujours le geste à la parole, ce qui ne fait que captiver plus le spectateur.

Le voyage est multiple, magique et merveilleux. Le cadre de la Péniche Spectacle est évidemment propice au voyage, et si celui-ci n’accoste pas sur les rivages habituels, ce n’est que pour mieux vous surprendre. Il est imaginaire car tout comme le personnage, le spectateur souhaite rejoindre Pampeligosse. Egalement culturel puisque Pontouquet passe par l’Espagne, le Japon, l’Angleterre… sur des transitions chantées en français, anglais ou espagnol.

Un spectacle qui transporte donc littéralement le spectateur, avec beaucoup d’humour, d’espoir et d’imagination. Ces choses qui nous manquent au quotidien que Daniel L’Homond nous offre généreusement.. Le spectateur est ému, marqué par la magie, la facilité avec laquelle Daniel L’Homond l’emporte dans son histoire

 

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