PAMPELIGÒSSE. Création…….

 

Pampeligòsse était un lieu imaginaire et paradisiaque célébré par les troubadours.

Daniel L’Homond conte ici le périple d’un homme, Pontouquet, qui croit s’offrir de simples vacances… mais qui rencontre en chemin sa véritable quête.

Le héros croise ainsi l’Amour, la Mort, la Chance, les autres… Et le conteur chamboule allègrement les époques, carambole les intrigues, rebondit du Japon à l’Espagne, des Tropiques à l’Angleterre…

Dans son univers d’Heroic Fantasy, Daniel L’Homond, avec la verve qu’on lui sait, nous figure ici une véritable saga humaine.

On trouvera au fil de Pampeligòsse la profondeur dans la légèreté, la réflexion au cœur de l’humour.

Daniel L’Homond est comme un puisatier qui prendrait ses racines dans les mythes et les symboles pour mieux nous raconter les petites et les grandes histoires.

Et sa parole arrive à rendre palpable cette poésie volatile du temps qui passe comme un tango blues…

Joyeux, rabelaisien, fêlé…

Pampeligòsse se veut questionnant et rafraîchissant.

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* Durée : 75 minutes environ. Quatre chansons à l’accordéon.

Public : à partir de 12 ans. Éclairage et sonorisation : nous consulter pour fiche technique.

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Texte de Daniel L’Homond.

Chansons : paroles et musique de Daniel L’Homond, sauf « ¡ Ay Carmela ! », chant espagnol de 1808.

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Ouest-France / DANIEL L’HOMOND, LE RÉMOULEUR DE MOTS

Hier soir, dans le cadre du festival Mythos se tenait un spectacle pas banal.

Daniel l’Homond, Périgourdin de naissance, contait l’histoire de Pontouquet. Pontouquet c’est un ouvrier au chômage, qui se met en tête de p^endre la poudre d’escampette, destination Pampeligosse.Sur son itinéraire,qui l’amène de pays en pays (le Japon, l’Angleterre par exemple)il y fait, inévitablement, de sacrées rencontres.

Ainsi, il se retrouve d’abord sur le même chemin que Marco Polo et Jack Kerouac, aveant de bavarder avec la belle Ananké, qui lui fait connaître l’amour au moyen d’une « citronnade orangée, ou l’inverse! »

Et puis c’est la Mort qui se présente. Et cela fait beaucoup rire Pontouquet qui lui répond, moqueur :

    • Oui, c’est ça ! Et moi, je suis l’évêque de Cahors !

Au fil de son histoire, le conteur n’oublie pas les jeux de mots savoureux, les références à l’actualité (la crise d’aujourd’hui).

Enfin, la chanson à l’accordéon ponctue le récit d’une bien douce manière. Daniel L’Homond a le don des mots qu’il offre d’une voix profonde et chaleureuse, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui se laissent agréablement embarquer.

Vendredi 19 avril, à La Péniche,

30 quai de Saint-Cyr

Tarif : 8 €

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________   crédit photos Philippe Remond  _________
…De Clémentine Richer (Mythos)…

Dans son spectacle Pampeligosse, Daniel L’Homond emmène le spectateur dans sa république, dans son imaginaire, Pampeligosse, aux reflets de réalité : Pontouquet rencontre des personnages qui ont réellement existé tels que Toulouse Lautrec, mais également des personnages de l’imaginaire collectif comme un lutin, la Mort, l’Amour ou encore la Chance. Tout cela dans une cascade de jeux de mots plus drôles les uns que les autres : « un dentiste sédentaire » pour n’en citer qu’un.

Les mots sont en effet une des thématiques principales de Pampeligosse. Une scène qui me restera sera celle du Rémouleur de mots, qui les détruit pour en faire des images, entraînant ainsi la disparition progressive des idées. Un message adressé à la société actuelle où les défenseurs des Mots doivent se battre face aux « boîtes à images ». Par ailleurs, véritable artiste de la parole, de simples bruits ordinaires deviennent des mots symboliques: le grondement d’une voiture allemande pendant la guerre devient Rommel dans la bouche de Daniel L’Homond. On retrouve aussi toute une réflexion sur les mots, comme avec le terme « voilà » qui a tellement de sens mais qui est avant tout « un mot d’armistice ». De plus, il allie toujours le geste à la parole, ce qui ne fait que captiver plus le spectateur.

Le voyage est multiple, magique et merveilleux. Le cadre de la Péniche Spectacle est évidemment propice au voyage, et si celui-ci n’accoste pas sur les rivages habituels, ce n’est que pour mieux vous surprendre. Il est imaginaire car tout comme le personnage, le spectateur souhaite rejoindre Pampeligosse. Egalement culturel puisque Pontouquet passe par l’Espagne, le Japon, l’Angleterre… sur des transitions chantées en français, anglais ou espagnol.

Un spectacle qui transporte donc littéralement le spectateur, avec beaucoup d’humour, d’espoir et d’imagination. Ces choses qui nous manquent au quotidien que Daniel L’Homond nous offre généreusement.. Le spectateur est ému, marqué par la magie, la facilité avec laquelle Daniel L’Homond l’emporte dans son histoire.

 

 

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